L’Histoire du Twirling

Les mouvements de twirling puisent leurs origines dans les rites sacrés des danseurs de Siam, d’Arabie et des Iles Samoa, doués de force et d’agilité aussi bien physiques que mentales, qui exprimaient des messages symboliques transmis à l’aide de couteaux, d’armes à feu, de torches et de bâtons. De la même manière, après la seconde Guerre Mondiale et au cours de festivals de danse ou des marches de l’armée américaine, les bâtons prolongèrent les bras des participants tels des drapeaux. Les parades sublimaient alors l’adresse des participants.

Dans les années 1940, le twirling bâton est né aux États-Unis. Des bâtons plus adaptés aux mouvements sont crées. Il y est officiellement reconnu comme sport en 1953. Parallèlement, en France, le mouvement majorette prend de l’ampleur jusque dans les années 1960.

Deux talentueux jongleurs, Billy Finch et Norman Crider, se lièrent d’amitié avec Pierre Bel, et l’initièrent à cet art nouveau qu’est le Twirling à partir de 1958. Adepte convaincu du twirl, Pierre Bel intégra dans son numéro une routine de bâton. A son tour, il devint un maître en la matière et développa de façon significative cette discipline en Europe en 1961.

En 1968, le premier Championnat de France de twirling bâton est organisé. Par la suite, de nombreux clubs voient le jour en Europe occidentale et Territoires d’Outre Mer, au Japon, en Amérique Latine, en Scandinavie, en Australie, en Nouvelle Zélande, en Thaïlande, en Afrique et en Europe de l’Est. Les Open européens et internationaux de twirling permettent alors aux athlètes, de présenter des démonstrations de très haut niveau ainsi qu’à leurs juges et professeurs de confronter leur maîtrise.

Le premier Championnat du Monde est organisé à Seattle aux USA. Les athlètes français y participent.

Aujourd’hui, le twirling est pratiqué dans le monde entier par 3 millions d’individus. Au Japon, qui compte à lui seul 2 millions de pratiquants, il se classe comme l’un des sports les plus pratiqués. En France, il connait une popularité grandissante, chez les filles comme chez les garçons.

Le twirling bâton associe donc le maniement technique d’un bâton, constitué d’une tige métallique et de deux embouts en caoutchouc, associé à des mouvements de danse et de gymnastique sur une chorégraphie musicale personnalisée. Il se pratique en solo, en duo et en équipe.

Les années 1978 à 2014

Historiquement issue de la fédération de majorettes, la Fédération Française de Twirling Bâton a obtenu, depuis 1978, auprès du Ministère de la Jeunesse et des Sports la délégation pour exercer, enseigner et attribuer les titres de champions aux athlètes pratiquant le twirling. Elle appartient au niveau international à la World Baton Twirling Federation. Notre cœur de pratique est le solo freestyle, pairs, teams et groups.

Pour sa part, NBTA France a évolué au sein d’une association non reconnue par notre ministère et ne pouvant pas délivrer de titre ou créer les règles du twirling en France. Le cœur de la pratique NBTA est le solo 1,2 et 3 bâton, strutting, rythmic twirl, pompon, majorettes.

 

Les années 2014 à 2017

Sous l’encouragement du ministère de la Jeunesse et des sports et afin d’être plus de licenciés pour être mieux reconnu par les instances nationales, le Président Rousset a rencontré à de nombreuses reprises la Présidente de NBTA, la responsable technique, le comité directeur et les clubs pour convenir des modalités du rassemblement dans le respect de chacune des pratiques.

Lors des élections du comité directeur fédéral de 2017, la liste qui s’est présentée aux suffrages des clubs comportait 24 membres avec ¼ des membres issus de la pratique NBTA et des postes réservés au sein du bureau fédéral. 

Chaque pratique est dirigée par un Directeur Technique Fédéral au niveau sportif.
Les décisions ont été prises en commun mais chaque pratique a été respectée. C’est-à-dire que chaque pratique a organisé ses sessions de formation, ses stages pratiques et ses compétitions même si, progressivement, l’envie de travailler ensemble se faisait ressentir entre les élus, les cadres et les clubs.

 

Les années 2021 à ce jour

Début 2021, les statuts de la Fédération ont, à nouveau, été changé pour ne plus avoir des postes réservés à la pratique NBTA ; chaque candidat au comité directeur étant considéré comme licencié FFSTB. Les organes déconcentrés ont également appliqué cette procédure.

Les élections ont eu lieu en avril 2021 avec l’élection d’un comité directeur où chaque membre a une volonté forte de poursuivre le rassemblement et d’aboutir à une seule unique pratique. Le rassemblement a réussi grâce à l’écoute et au réel partage entre les candidats, ce qui a permis de présenter aux élections une seule liste unie.

La Fédération est dirigée par un comité directeur comprenant 20 membres et le bureau fédéral 10 membres, pour 4 ans (2021 / 2024). Chaque commission est composée indifféremment de membres issus des deux pratiques.

Le projet sportif pour le mandat 2021 / 2024 décline les actions pour les deux pratiques avec comme axe commun une uniformisation des actions de développement de la fédération tant au niveau de la formation des athlètes que la formation des cadres enseignants et des sélections en commun pour les compétitions internationales.

La FFSTB est reconnue par le Ministère des sports qui lui a donné la délégation officielle d’organiser la pratique du Twirling (formation) sur le territoire et l’attribution des titres de champions (formation des juges, des présidents de jury, organisation des compétitions),

De plus, en 2021, la fédération a obtenu la qualification de sportifs de haut niveau pour ses champions.

Le twirling est donc une sport axé autour du maniement du bâton, avec : 

  • une pratique sportive et une pratique loisirs,
  • décomposé en disciplines : free style, 1 bâton, 2 bâtons, 3 bâtons, rythmic twirl, strutting, danse, pompons,
  • exercées en solistes, duos, équipes ou groupes,
  • sur trois niveaux de compétitions : N1 – N2 – N3 en FFTB / préliminaire – intermédiaire ou avancé.

Sur le territoire, la Fédération est organisée et déployée en organes déconcentrés, sous forme d’associations, qui exercent une partie de ses missions :

  • les comités régionaux
  • les comités départementaux ou interdépartementaux.

Les clubs répartis sur toute la France, sous forme d’associations, organisent et contribuent pleinement à la pratique du twirling. La France comptait 21.000 licenciés (avant le COVID) en 2019 et 16.000 à la rentrée sportive 2021 / 2022 après la pandémie de la COVID 19.

A l’international, sur le plan sportif, la France est :

  • 1ère au niveau européen (pratique FFTS et NBTA)
  • 2ème derrière le Japon (pratique FFTB) et maintenu ses titres lors des mondiaux de l’été 2022 après les 2 années d’arrêt des compétitions internationales (COVID).

A l’international, sur le plan politique, la France est :

  • membre de la World Baton Twirling Federation, de la NBTA Europe et de la WFNBTA aux niveaux des boards, des représentants techniques et des juges
  • membre de la International Bâton Twirling Federation (Union WBTF + WFNBTA).

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